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Sacrifice humain au Dahomey en 1853, « Le Tour du Monde », 1863 |
Friday, May 15, 2026
SUIVEZ L'ARGENT... 20,000 LIEUES AU DESSOUS DE LA SURFACE
SOULIGNER L'ÉCONOMIE TRANSFORME LE SENS DE NOMBREUX EVÉNEMENTS ET L'ANTHROMOLOGIE MONTRE COMMENT LES CHOSES FONCTIONNENT
Ces outils révèlent comment des sociétés qui ont que leur base agriculturelle en commun réagissent de façons similaires quand la croissance économique les déstabilise.
Les explications politiques, idéologiques, militaires (...), d'où des personnages pré-éminents émergent, expliquent comment le changement a lieu. Pour saisir pourquoi, ils faut saisir l'évolution économique sous-jacente.
Je propose que le thème dominant est celui d'un lutte des classes, pas seulement celle d'oprimés contre oppresseurs, mais entre forces économiques montantes et intérêts enracinés devenus obsolètes.
Le regretté anthropologue Claude Meillassoux a introduit ce thème pour le royaume de Dahomey au XIXe siècle :
Quand les britanniques bloquent le port pour empêcher le départ de bateaux transportant des esclaves, le roi se retrouve avec trois cent captifs inutiles. Plutôt que de les vendre à des producteurs de huile de palme, qui les utiliseraient pour augmenter leur force de travail et le défier, ils les fait décapiter par un immense sacrifice humain (en 1853).
--Ostentation, destruction, reproduction , « Économies et sociétés », 1968, II, 4, pp. 760-766
.
Le roi est assis sous son parasol, symbole de pouvoir. Le public derrière lui applaudit chaque fois que le bourreau lève une tête.
Les esclaves étaient la source de richesse la plus importante. Leur destruction spectaculaire maintenait le statu quo et renforçait l'autorité.
Ces pages utilisent la transformation
en Afrique précoloniale et en France préindustrielle
pour montrer l'universalité de ce drame oublié.
* * *
Suite,
Thursday, May 14, 2026
0.1. RÉSUMÉ ET CONTENU
DES CONFLICTS SIMILAIRES ENTRE FORCES ANCIENNES ET ÉMERGEANTES DOMINENT DES SOCIÉTÉS AGRAIRES QUE LA CROISSANCE DÉSTABLISE
Exemples : la savane sous-saharienne du Moyen Age à l'émancipation des esclaves locaux vers 1907, et la France des explorations de la fin du XVe siècle à la Révolution industrielle.
Le Shehu de Bornou dans récit de Clapperton, 1824 Louis XIV par M. Leloir dans G. Toudouze, Le Roy Soleil, 1931
Les rois ont les mêmes fonctions et sont soulignés et isolés de la même manière.
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Contenu
4.6.1. Destruction, esclavage et croissance4.6.2. Adapter l'Islam à la production commerciale4.6.3. Samori : les razziés oubliés4.6.4. Détour : l'Histoire nationaliste cache des réalités actuelles4.6.5. Samori et le Judas sénoufo4.6.6. Détour : l'absence de contrôle économique malgré la conquête4.6.7. Quand les esclaves sont libérés les économies s'éffondrent
5.4.2. Des rois musclés dispersent plus de richesses
5.4.3. Détour : l'éclat durable de la monarchie française
5.5.1. Festivités
5.5.2. Favorites
VI. Le Roi-Soleil, l'ultime anti-capitaliste
6.1. Louis n'a pas besoin d'un autre palais6.2. Versailles sans eau6.3. Des travaux gargantuesque font venir l'eau6.4. Interdire les protestants met les capitalistes au pas6.5. Une foi spécifique à la France6.6. Souvenirs de persécution et une sauvetage de juifs6.7. La fin des frais sur le gain... presque
« Pas de future sans un passé »
Bien sûr. Mais quel passé ?
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Wednesday, May 13, 2026
02. HISTORIENNE D'AFRIQUE SOUS-SAHARIENNE
LES PAGES SUR L'AFRIQUE VIENNENT DE MA THÈSE DE DOCTORAT EN HISTOIRE AFRICAINE POUR L'UNIVERSITÉ COLUMBIA À NEW YORK, EN 1975
Elle était résumé par l'article Croissance et violence dans la zone soudanienne, publié dans cet ouvrage en 1982.
Pp. 423-50, traduit de l'anglais par Emmanuel Terray.
Thèse et article maintenaient que loin d'être « en déclin » ou au mieux « stable » à cause des dévastations de la traite atlantique, l'avis général, la savane sous-saharienne a connu une croissance de plus en plus dynamique. Les transformations politiques, sociales et religieuses qui ont suivi prirent fin quand les conquérants coloniaux libérèrent la force de travail captive pour établir leurs propres économies.
Le source principale de cet argument était des données économiques d'explorateurs de l'ensemble de la zone soudanienne et de la forêt de l'Afrique de l'Ouest. Utiles aussi étaient les informations d'archives de Paris, d'Abidjan, de Dakar, de Bamako, de Ouagadougou et d'Accra et d'interviews dans ces villes et à Ségou (Mali), de trois mois de recherche sur le terrain au Djimini (nord de la Côte d'Ivoire) en 1973.
L'article, le dernièr et le plus longue, faisait partie de la collection ci-dessus, choisie et édité par Jean Bazin et Emmanuel Terray, Directeurs successifs de l'ENSS (École Nationale de Sciences Sociales) à Paris.
Un compte rendu de la publication est paru dans un bulletin d'université francophone canadienne, qui finissait par l'éloge de cet article. Mais bien que Bazin et Terray ait été les chefs de fil de l'histoire africaine en France, le livre y a été ignoré.
Un professeur éminent à ma défense de thèse (Stuart Bruchey) avait dit en souriant que j'étais une « marxiste civilisée » et a proposé que Columbia publie la thèse.
* *
Mais j'avais épousé un Français, avait un petit enfant, habitai à Paris et n'avait aucun moyen de revenir aux États-Unis. Ne sachant pas que le livre serait ignoré et espérant que les portes universitaires françaises finiraient par s'ouvrir, plutôt que de réviser ma thèse et de l'envoyer à Columbia, j'ai frappé sur des portes qui sont restées fermées.
Je suis alors devenue guide touristique. Ayant besoin du soutien du consul français à Washington pour obtenir une carte de guide, Terray lui a écrit cette lettre :
En dépit de la qualité de son travail, Catherine Aubin n'a pu trouver sa place dans les institutions universitaires françaises. Ceci ne surprendra pas ceux qui ignorent à quel point ces institutions sont repliées sur elles-mêmes et réservées à une "elite", présélectionnée depuis les grandes écoles (Ecoles Normales Supérieurs) et les concours administratifs (Agrégation). Même si Catherine Aubin avait publié sa thèse au Etats-Unis, même si elle avait publié de nombreux articles — au dela de sa contribution à l'ouvrage collectif Guerres de lignages et guerres d'Etat que j'ai publié avec Jean Bazin en 1982 — cela n'aurait rien changé à la situation et ne lui aurait pas permis d'accéder à un emploi universitaire en France ; son cas est loin d'être unique : quels que soit la soient ses qualités et la valeur de ses travaux — et dans le cas précis elles sont grandes — il est pratiquement impossible à un étranger, et peut-être plus encore à une étrangère, de s'intégrer en France à des filières universitaires dont l'accès est, de facto, solidement verrouillé dès le départ.
--Emmanuel Terray, Directeur de l'EHESS, le 8 janvier 1991
Devenir guide m'a conduit vers l'histoire française
et aux comparaisons qui suivent.
Voici cette étude,
la suite française en plus.
* * *
Suite,
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