CETTE TAPISSERIE MONTRE UN MARCHAND BLANC, TRÈS GRAND, ACCEPTANT DES ESCLAVES D'UN AFRICAIN BEAUCOUP PLUS PETIT
La traite atlantique vue par un artiste africain, palais d'Abomey à Bénin / zoom
L'œuvre fait partie de l'art populaire du royaume de Dahomey, important vendeur d'eslaves pour la traite atlantique.
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Si vous cherchez « images des traites africaines » sur le web, vous trouverez d'innombrables illustrations de la traite atlantique et quelques-unes de celle liée à l'Afrique du Nord. Presque aucune ne montre la traite opérant entièrement en Afrique subsaharienne, ou des captifs y travaillant. Même des illustrateurs de la traite atlantique, où l'on croirait que les Noirs dominent, mettent en avant les Blancs :
The Slave Trade par Auguste François Biard, 1840 / zoom
Un captif occupe le centre, mais la lumière éclaire des blancs : le maître, un docteur, un homme marquant une femme au fer et un spectateur le dos tourné. Seule une jeune femme est vue clairement, son sein nu suggérant l'éroticisme.
L'histoire écrite suit le même point de vue.
- Cette carte de 2001 titrée « Les grands secteurs de traite » sous-entend qu'il y en avait qu'une seule, et montre la côte atlantique uniquement :
Zoom |
- Même quand les marchés nord-africains sont mentionnés, les marchés locaux ne le sont pas : les raids « fournissaient non seulement la traite trans-atlantique mais aussi les marchands de la Tunisie, du Maroc et d'ailleurs » (soulignement ajouté).
-- Introduction par Paul Lovejoy,
« Hugh Clapperton et l'intérieur d'Afrique,
documents d'une deuxième expédition, 1825-1827 », 2005.
« Hugh Clapperton et l'intérieur d'Afrique,
documents d'une deuxième expédition, 1825-1827 », 2005.
- « Elle [la traite atlantique] est celle qui de toute évidence, peut le mieux rendre compte de la situation actuelle de l’Afrique, dans la mesure où en sont issus la fragilisation durable du continent, sa colonisation par l'impérialisme européen du XIXe siècle, et le racisme et le mépris dont les Africains souffre toujours. » (Soulignement ajouté)
-- La dimension africaine de la traite des noirs par M. Bokolo, 1998
"Le monde diplomatique:" / zoom
Les explications économiques du passé africain ont le même parti pris :
Les explications économiques du passé africain ont le même parti pris :
- « Le déclin » suit une époque de grandeur quand des empires s'étendaient le long de la savane. Leurs causes sont vues comme européennes : la chute du prix de l'or due à l'inondation du trésor des Amériques, et surtout les suites de la traite atlantique.
- Viennent ensuite les poches de « stabilité » : si les Blancs ne provoquent pas le changement, il n'y en a pas.
Ce parti pris détermine les sujets et les lieux généralement choisis.
- Les sujets préférés sont la conquête coloniale ou sa résistance, la traite atlantique et les échanges avec le monde extérieur.
- Les lieux sont ceux qui sont relativement familiers aux Occidentaux : la côte a toujours été beaucoup plus accessible que la savane, et a attiré plus d'attention. La plupart des chercheurs en sont originaires et commencent par ce qu'ils connaissent.
- Les théocraties du XIXe siècle sont une exception. On y vient.
Plutôt que voir l'Afrique comme savane et forêt, nous traitons « l'Afrique de l'Ouest » comme un tout. À cause de la poussée sur nos cartes ?
| Carte du web disparue, utilisée sur ces pages pour sa clarté. |
La savane est la bande vert claire. On dit aussi « zone soudanienne ».
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Les quelques chroniques et les nombreux récits d'explorateurs sont à la base d'un autre point de vue.
Le récit de Heinrich Barth
en une grande partie de la savane en 1850-1855
est exceptionnellement détaillé et réfléchi.
Intellectuel, il engageant de longues discussions avec des musulmans érudits en arabe, fulani, hausa ou kanuri ; bienveillant, il donnant des friandises à un chameau bien aimé ; pas raciste, il trouvait une peau sombre « presque essentielle à la beauté féminine ».
Il est mort en 1865, âgé que de quarante-quatres ans, des suites d'une infection contractée lors de ses voyages.
On peut le lire sur le web.
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L'ensemble des récits n'avait jamais été lu.
Ils conduisent
à ce point de vue divergent.






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