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POUR SOULIGNER CETTE CROISSANCE ÉCONOMIQUE, J'AI CHOISI UNE RÉGION RECULÉE OÙ LES CHANGEMENTS SERAIENT INCONCEVABLES SANS UNE TRANSFORMATION PLUS VASTE
Lorsque l'Université d'Abidjan m'a offert l'hébergement et le soutien du ministre de l'Intérieur en échange de trois mois d'enseignement, j'ai accepté avec joie. Ayant consulté les archives d'Abidjan pendant les mois de cours, j'ai choisi le Djimini, une région de la savane au bord de la forêt.
Adapté du plan Google mentionné ci-dessus.
Tout comme lui, j'étais stupéfaite. Je lui ai expliqué que j'avais demandé au serviteur de ne pas le réveiller, en ajoutant que j'étais sincèrement désolée qu'il l'ait fait. Ma confrontation avec le doyen prouve bien que je ne savais pas toujours faire preuve de diplomatie, mais mon embarras, lui, était tout à fait réel et pour une fois, j'ai trouvé les mots justes.
J'ai expliqué que je venais faire des recherches sur l'histoire de la région, j'ai exprimé l'espoir qu'il accepte de m'aider et je lui ai tendu la lettre du Ministre. Il l'a parcourue du regard, m'a dévisagée de nouveau, puis a déclaré : « Je le ferai. Vous pouvez loger ici, avec ma famille et moi, aussi longtemps que vous le souhaiterez. »
J'y ai séjourné à deux reprises, pour des périodes de six semaines. Je garde un souvenir net de son épouse, une femme magnifique et pleine de vie, de ses deux petits garçons « légitimes » et de ses treize autres enfants nés de mères différentes. De retour de l'école, ces derniers s'installaient sagement autour de la table pour faire leurs devoirs, dans un calme parfait.
Plus que tout, je me souviens du soutien précieux d'Ernest Texier. Il a fait venir des hommes de villages éloignés pour que je puisse les interroger sur le passé, a organisé plusieurs rencontres avec un chef de village paralysé, et a même exigé d'un groupe d'aînés qu'ils quittent leurs champs pour venir me parler.



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