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Samori, le guerrier intrépide / zoom |
Saturday, June 30, 2018
IV. LE PASSÉ AFRICAIN REVISITÉ
Friday, June 29, 2018
4.1. UN PASSÉ QUE LES BLANCS DOMINENT
La traite atlantique vue par un artiste africain, palais d'Abomey à Bénin / zoom
The Slave Trade par Auguste François Biard, 1840 / zoom
- Cette carte de 2001 titrée « Les grands secteurs de traite » sous-entend qu'il y en avait qu'une seule, et montre la côte atlantique uniquement :
Zoom |
- Même quand les marchés nord-africains sont mentionnés, les marchés locaux ne le sont pas : les raids « fournissaient non seulement la traite trans-atlantique mais aussi les marchands de la Tunisie, du Maroc et d'ailleurs » (soulignement ajouté).
« Hugh Clapperton et l'intérieur d'Afrique,
documents d'une deuxième expédition, 1825-1827 », 2005.
- « Elle [la traite atlantique] est celle qui de toute évidence, peut le mieux rendre compte de la situation actuelle de l’Afrique, dans la mesure où en sont issus la fragilisation durable du continent, sa colonisation par l'impérialisme européen du XIXe siècle, et le racisme et le mépris dont les Africains souffre toujours. » (Soulignement ajouté)
- « Le déclin » suit une époque de grandeur quand des empires s'étendaient le long de la savane. Leurs causes sont vues comme européennes : la chute du prix de l'or due à l'inondation du trésor des Amériques, et surtout les suites de la traite atlantique.
- Viennent ensuite les poches de « stabilité » : si les Blancs ne provoquent pas le changement, il n'y en a pas.
- Les sujets préférés sont la conquête coloniale ou sa résistance, la traite atlantique et les échanges avec le monde extérieur.
- Les lieux sont ceux qui sont relativement familiers aux Occidentaux : la côte a toujours été beaucoup plus accessible que la savane, et a attiré plus d'attention. La plupart des chercheurs en sont originaires et commencent par ce qu'ils connaissent.
- Les théocraties du XIXe siècle sont une exception. On y vient.
| Carte du web disparue, utilisée sur ces pages pour sa clarté. |
Intellectuel, il engageant de longues discussions avec des musulmans érudits en arabe, fulani, hausa ou kanuri ; bienveillant, il donnant des friandises à un chameau bien aimé ; pas raciste, il trouvait une peau sombre « presque essentielle à la beauté féminine ».
Il est mort en 1865, âgé que de quarante-quatres ans, des suites d'une infection contractée lors de ses voyages.
On peut le lire sur le web.
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Thursday, June 28, 2018
4.2. LE CHOIX D'UN ARRIERE-PAYS
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POUR SOULIGNER CETTE CROISSANCE ÉCONOMIQUE, J'AI CHOISI UNE RÉGION RECULÉE OÙ LES CHANGEMENTS SERAIENT INCONCEVABLES SANS UNE TRANSFORMATION PLUS VASTE
Lorsque l'Université d'Abidjan m'a offert l'hébergement et le soutien du ministre de l'Intérieur en échange de trois mois d'enseignement, j'ai accepté avec joie. Ayant consulté les archives d'Abidjan pendant les mois de cours, j'ai choisi le Djimini, une région de la savane au bord de la forêt.
Adapté du plan Google mentionné ci-dessus.
Tout comme lui, j'étais stupéfaite. Je lui ai expliqué que j'avais demandé au serviteur de ne pas le réveiller, en ajoutant que j'étais sincèrement désolée qu'il l'ait fait. Ma confrontation avec le doyen prouve bien que je ne savais pas toujours faire preuve de diplomatie, mais mon embarras, lui, était tout à fait réel et pour une fois, j'ai trouvé les mots justes.
J'ai expliqué que je venais faire des recherches sur l'histoire de la région, j'ai exprimé l'espoir qu'il accepte de m'aider et je lui ai tendu la lettre du Ministre. Il l'a parcourue du regard, m'a dévisagée de nouveau, puis a déclaré : « Je le ferai. Vous pouvez loger ici, avec ma famille et moi, aussi longtemps que vous le souhaiterez. »
J'y ai séjourné à deux reprises, pour des périodes de six semaines. Je garde un souvenir net de son épouse, une femme magnifique et pleine de vie, de ses deux petits garçons « légitimes » et de ses treize autres enfants nés de mères différentes. De retour de l'école, ces derniers s'installaient sagement autour de la table pour faire leurs devoirs, dans un calme parfait.
Plus que tout, je me souviens du soutien précieux d'Ernest Texier. Il a fait venir des hommes de villages éloignés pour que je puisse les interroger sur le passé, a organisé plusieurs rencontres avec un chef de village paralysé, et a même exigé d'un groupe d'aînés qu'ils quittent leurs champs pour venir me parler.










