Wednesday, May 30, 2018

4.2.1. LES EMPIRES LÉGENDAIRES DE LA SAVANE MÉDIÉVALE


LE GHANA ET LE MALI SONT NOMMÉS D'APRÈS DES ÉTATS QUI CONTRÔLAIENT LE COMMERCE TRANS-SAHARIEN... 
(DU IVe AU XVIe SIÈCLES)


...dont les effets s'étendent jusque la forêt.
(Vers 1800)



Ces terres de l'or fascinent les Européens et le troisième des Trois Rois, traditionnellement jeune et élégant, devient un Black :

       Carte andaluse du XIVe siècle / zoom 

Par Giotto, 1305 / zoom

Par Dürer, 1505 / zoom

Mais l'image de gloire...

Video: il y en a beaucoup

...est remplacé par celui du « déclin » quand le dernier empire, le Songhay, succombe à une attaque marocaine (en 1591) et aucun état ne le remplace.

Proposons une alternative.

*    *    * 

Next, 

 
Les Arabes mettent le sel au bord du Niger et se retirent. 

Les noirs l'examinent, placent l'or qu'ils proposent en échange à côté et se retirent aussi. Les négociations se poursuivent ainsi, accompagnées de percussions mais sans paroles.

Un arabe qui brise le silence est battu, un noir empalé (il menace plus directement le monopole du roi africain).
 -- Histoire des conquêtes de Moulay Archy par Germain Mouëtte, Paris, 1683, pp. 316-17
.

  • Au XVIe siècle se système a disparu. ÀTombouctou la production, l'échange et l'Islam fleurissent. L'oligarchie utilise une monnaie d'or, mais celle de cauris permettent aux gens ordinaires de vendre des marchandises de tous les jours (à suivre). 
,-- Description de l'Afrique par Leo Africanus,  trad. Epaulard, 1956, II, pp. 465-471:
 Première parution en 1526.

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Seul un monarque puissant pourrait exiger un tel tombeau mais...


Grégoire Lyon

...un « esclave révolté » défie son maître en distribuant ses richesses avec ostentation : 

Misakullah, esclave du roi, doit lui fournir quatre mille sacs de grain chaque année, dont mille apparentant à lui personnellement. Mais un jour il donne autant de sacsd de son stock comme aumônes aux producteurs, plus cinquante aux porteurs, puis organise une présentation publique de ces cadeaux. Le roi doit attendre la mort d'un autre subordonné aisé avant de pouvoir faire de même 

La chronique dit que Misakullah organise cette cérémonie en hommage au roi, mais une tradition orale l'appel un « esclave révolté » et dit qu'il se proclame roi.  

--  Mahmud Kati, Tarikh-el-Fettach, trad. Houdas and Delafosse, Paris, 1913, pp. 179-187. (Ce passage fait partie du texte original, pas ce qui a été ajouté plus tard: Levtzion, 1971. La tradition orale : archives AOF  1 G 194/31, 1896.

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En éliminant une oligarchie archaïque l'attaque marocaine libère-t'elle l'énergie commerciale ? 

  • Le premier effet est social : « La plus basse classe de la population devint la plus élevée et la classe la plus élevée. La canaille eut le pas sur la noblesse.
-- Kati, p. 308.
  • Mais ensuite, « Dieu répandit sa bénédiction sur les terres et sur les eaux [...] et il augmenta tellement la richesse de Tombouctou que les habitants furent sur le point d'oublier le gouvernement de Songhay. »
  • Cette prospérité a lieu malgré la sécheresse croissante, apportant famines et épidémies. Au XIX siècle Timbouctou est un centre de commerce et non pas de production, mais Ségou sur le Niger et Kano dans le Nigéria du Nord actuel le remplace.

Et des marchands   
 cherchent le kola au sud.
 


Arrière-plan probable : la croissance rend ce troc inapplicable, et exige un contrôle moins conduit moins rudimentaire.

Le fer, lourd et encombrant, est adapté à des échanges importants, pas à des ventes minuscules. Il permet à une élite de monopoliser le commerce, auquel les gens ordinaires n'ont pas accès.

La société reste stable.

De la taille de la ville principale (Gao) :

  • The most moderate estimate for the population of Gao, capital of the 16th-century empire of Songhay, is 75,000 people.
-- Tableau géographique de l'Ouest Africain au Moyen Age by Raymond Mauny, Dakar, 1961, pp. 487, 499.
 The estimate is based on the report of 7,626 stone houses. 
But estimates in traditional sources are meant to show importance, and are often greatly exaggerated.

A town of such importance, about that of London at the same time, supposes considerable development in the surrounding region. Around London were a multitude of burgs of 600-2,000, but there is no reason to think there were such agglomerations around Gao. 

-- The Marketing of Agricultural Produce by Alan Everett in The Agrarian History of England and Wales, ed. Joan Thirsk, IV (1500-1600), London, 1967, pp. 478-479. Archeological digs have discovered the remains of villages dating from very distant times, but since a 19th-century explorer states that he found none of the villages mentioned by a predecessor 40 years before, one can surmise that villages often move. (Archeology, The Inland Niger Delta before the Empire of Mali Evidence from Djenne-Jeno by Susan Keech and Roderick J. McIntosh, "Journal of African History," 1981, 22, pp. 1-22. Explorer, Anne Raffenel, Voyage dans l'Afrique occidentale en 1843 et 1844, Paris, 1846, I, p.  218). 


Et de l'habillement :

  • The currency of Djenne is iron, which obstructs such exchanges. The area remains primitive: The population is unclothed, houses are thatched, river transportation is by canoe and armed troops accompany caravans. 
Journal d'un voyage à Tombouctou et à Djenne by René Caillé, 1830, Paris, pp. 342 and  241.
  • Nineteenth-century explorers show that people are clothed, houses built of baked clay, boats are made by sewing boards together and that traders travel alone or in small groups* and the currency is cowries. 
*Heinrich Barth enlivens his narrative by stressing danger, but nothing happens to him or to other explorers. In the region where I did field work, traders were left alone unless they were a threat: please read on
;
 Travels and discoveries in North and Central Africa by Heinrich Barth, London, 1965 (first ed. 1855).

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*     *     *

Next,






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