Saturday, August 27, 2016

4.8. L'ISLAM AFRICAIN, UN SUJET NON-OCCIDENTAL ?



L'INTÉRÊT POUR LES THÉOCRATIES DU XIXe SIÈCLE PEUT PARAÎTRE UNE EXCEPTION À L'ACCENT SUR L'OCCIDENT
 
Mais les historiens peuvent choisir l'animisme ou l'islam

Cette photo et celle qui suit sont de Rois d'Afrique par Daniel Lainé, Paris (ed. Arthaud), 1991.


Non seulement il y a beaucoup plus d’études sur l’islam que sur l’animisme, mais l’accent est mis sur les volontés de le « purifier », c’est-à-dire de le rendre aussi peu africain que possible.

Malgré des innovations : pensez aux huit cents épouses d’Amadou Tall et à la proclamation de Ségou comme lieu de pèlerinage égal à la Mecque.

Pourquoi cette fascination ? L’islam semble-t-il une alternative aux croyances du monde industrialisé, un remplacement puissant, exotique et conservateur ?

Cette attention donne-t-elle aussi une sorte de respectabilité aux Africains, en les associant à des élites qui sont urbaines, commerciales, lettrées — et blanches ?
 

Thursday, August 25, 2016

4.9. LES AFRICAINS PRENNENT LE DEVANT DE LA SCÈNE



SOULIGNER LA TRAITE ATLANTIQUE REND LES AFRICAINS VICTIMES, ALLIÉS OU OPPOSANTS DES OCCIDENTAUX

Réduire cette catastrophe à un face-à-face entre Occidentaux et Africains, relègue ces derniers au rang de figurants d'une histoire écrite par d'autres.    

Ils sont des personnages secondaires — les stars sont blancs. Mais les roles centraux appartiennent en fait aux 
razzieurs de forces de travail pour les marchés.  

Croire que des étrangers ont exercé l'hégémonie pendant des siècles suggère le phénomène naturel et presque éternel. 

Montrer qu'elle existe
que depuis quelques générations
éclaire sa base économique 
et révèle son caractère transitoire. 

Al-hajj Umar Tall sur un mur de Dakar / zoom


Fin de la Partie IV.

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  La Partie V,