L'INTÉRÊT POUR LES THEOCRATIES DU XIXe SIÈCLE PEUT PARÂITRE UNE EXCEPTION À L'ACCENT SUR L'OCCIDENT
Mais les historiens peuvent choisir l'animisme ou l'islam :
Cette photo et celle qui suit sont de Rois d'Afrique par Daniel Lainé, Paris (ed. Arthaud), 1991.
Mais non seulement y-a-t'il beaucoup plus d'études sur l'islam que sur l'animisme, mais l'accent est sur les volontés de le « purifier », c'est-à-dire de le rendre aussi peu africain que possible. Malgré des innovations : pensez au huit cent épouses de Amadou Tall et à la proclamation de Ségou comme lieu de pèlerinage égal à la Mecque.
Pourquoi cette fascination? L'islam semble-t'il une alternative aux croyances du monde industrialisé, un replacement puissant, exotique et conservateur ?
Cette attention donne-t'elle aussi une sorte de respectabilité aux Africains, en les associant à des élites qui sont urbaines, commerciales, lettrées — et blanches ?


