Sunday, May 27, 2018

4.3.3. UN BOULEVERSEMENT, DES KOLA ET DES VOIES VERS LA FORÊT

 

DES MARCHANDS DU NORD CHERCHENT L'ACCES DIRECTE AUX KOLAS  

Ils font des teintures ou, mâchés, réduisent la soif et la fatigue et conduisent à une euphorie légère.

Songhay tombe. Les voies vers le sud ouvrent. Des marchands établissent des colonies au long de ces routes, dont les chefs défendent d'aller plus loin. Un de ces centres est Kong. 

Adapté d'un plan Google

Vers 1700, un roi « fou » (Lasari Gombele), tire sur le marché et saisit les marchandises que les vendeurs laissent derrière eux en fuyant. Un marchand de kola du Niger (Mallam Boro) et un homme local (Seku Wattara) s'unissent pour le renverser.*

*Information de Karamoko Wattara, chef de canton, et de Bassidi Watara, agriculteur, les 4 et 6 mai 1973. 

Comme l'histoire de Misakullah, celle-ci montre le conflit entre des intérêts devenus obsolètes et des nouveaux, qu'ils ne peuvent contenir. 

Interprétation

  • Les noms indiquent un conflit entre le roi animiste, relativement peu commerçant et des musulmans, commerçants par définition, soutenus par des producteurs,  probablement d'approvisionnements. Le roi résiste avec violence les forces économiques que la croissance déclenche.  
  • Cette histoire fait partie d'un modèle : quand les autorités ne peuvent plus contenir les intérêts émergeants elles déclenchent une lutte. Les forces nouvelles gagnent. Un cycle nouveau commence.  

*    *

La victoire de marchands à longue distance — Mallam Boro — et de producteurs locaux — Seku Wattara — ouvrent les routes vers le sud. Kong s'épanouit, devenant un centre de commerce et d'islam. 

Du Niger au Golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi (1887-89) par le capitaine Louis Gustave Binger, 1892 / zoom

« Vue de Kong, capitale de l'Empire of Kong »

Capetaine Binger
Une mosquée de Kong

*    *

Les commerçants établissent des petits centres à la lisière de la forêt.*

*Un rapport des archives d'Abidjan situe la fondation de la colonie de Grumania vers 1740, et la tradition orale du Djimini établit une autre, Satala-Sokura, à la même époque (Aubin, p. 432).


Des marchands arrivent au Djimini
 au début du XVIIIe siècle.

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Suite,




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