UNE TRADITION ORALE ILLUSTRE UNE HISTOIRE UNIVERSELLE
Les paroles les plus significatives des interlocuteurs sont en italiques.
Les villages dans l'histoire sont toutes sur la voie de commerce.
Avant-propos
Des marchands arrivent de Kong vers 1700-1740. Le luxe qu'ils apportent renforce les aînés, qui s'en servent pour contrôler les amendes et les dots.
Quand les marchands deviennent plus nombreux, l'autorité sénoufo devient plus musclé. Au village de Kondougou, sur la voie de commerce, un chef remplace les aînés : ses épouses font pousser l'approvisionnements des nouveaux venus et ses fils cherchent le kola du forêt.
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Un conflit se déclenche (vers 1830-1840 ?*)
*Le temps paysan est basé sur les saisons. Donc à moins que les dates soient liées à des événements, tels après l'arrivée des marchands ou avant la conquête de Samori (à suivre), les narrateurs ne savent pas quand ils ont eu lieu.
Un document des archives de Dakar dit que le fils de Gnapon (Nambolosse, à suivre), était tué en 1878, quand il était « trop vieux pour combattre ». Nous pouvons donc situer la victoire de Gnapon quand on le suppose jeune et énergique, quand il y aurait eut le temps pour l'évolution décrite ici de ce faire et qui correspondraient aux changements plus profonds au nord.
Le chef de Kondodougou, Tofanga, est capturé. Ses opposants emmènent l'emmènt prisonnier dans leur village. Mais il a un ami, le guerrier Gnapon. Gnapon se cache dans la forêt et indique sa présence par un chant païen, auquel Tofanga répond.
- Le chant « païen » indique un conflit entre musulmans et animistes.
- La raison doit être que Tofanga rejette les cauris.
Gnapon hurle et les villageois sortent pour voir se qui se passe. Tofanga s'échappe. Il dit à Gnapon qu'il pourrait lui offrir une femme [la récompense habituelle], « mais une femme pourrait venir entre nous ». Il préfère lui céder le pouvoir.
Ici aussi, les mots sont toujours les mêmes : « mais une femme pourrait venir entre nous. » Tofanga, vaincu, n'a pas de pouvoir à céder, mais souligner l'aspect volontaire de l'abandon montre que la population approuve l'autorité plus musclée.
Le village de Gnapon, Bokhala, devient un marché qu'un marabout renforce Bokhala avec ses prières.
Le marabout vend des perles et d'autres articles de peu de valeur. Il est donc Dyula, petit commerçant. Les Soninke et les Hausa n'ont pas encore d'importance.
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Le venue au pouvoir de Gnapon donne aux marchands une monnaie divisible et un chef qui peut empêcher le boycottage, les vols, la fermeture des routes et les embuscades. Pour les Sénoufos son pouvoir freine un bouleversement plus profond.
Les Hausa sont expulsés de certains royaumes et des mouvements millénaires commencent à la même époque.
Le bouleversement au Djimini fait partie d'une transformation plus vaste.
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Aussi,
le caractère premier et l'obscurité de la region
laisse rien distraire d'un conflit qui explose
dans toute la savane.
Fin de cette section.
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