Sunday, June 19, 2016

5.3.3. LES PROTESTANTS SE SÉPARENT DE LA COMMUNAUTÉ


BEAUCOUP HABITENT HORS DES MURS POUR PRIER À LEUR GUISE

Ils ressortent par leurs tenues sobres, sans ornements ; respectent les saints, mais ne les vénèrent pas et ne rejoignent pas les nombrables événements en leur honneur ; refusent de participer aux activités catholiques, même aux funérailles.

Ils se dégagent d'un monde où tout se rejoint :  

  • Commerce, fêtes et querelles se passent dans les rues, des chemins sans trottoirs.

Le combat entre le carnaval et le Carême par Pieter Bruegel l'Aïné, 1559 / zoom 




  • La couleur et la musique des processions unissent participants et spectateurs.  

Vitrine à Saint-Etienne du Mont, XIXe siècle / zoom 

  • Les artisans vivant à l'intérieur des murs font obligatoirement partie des guildes, organisations professionnelles qui décident les standards, les prix, le nombre d'apprentis etc., et se rejoignent pour des rituels et des fêtes. 

Banquet de la guilde des arbatriers par Bartholomeus van der Helst, 1648 / zoom


  • Les notables et l'Église sont unis.  

Zoom  
Un évêque et les dirigeants d'organisations charitables au XIXe siècle en Normandie. 

  • Les saints font partie de la vie quotidienne : une cinquantaine de jours leur sont consacrés : « la Saint-Valentin » est un vestige. D'innombrables rues portent leurs noms. Le jour de son saint est plus important pour un individu que son anniversaire. 

*Tolstoy introduit Natasha, héroïne de Guerre et Paix, par les festivités que sa famille prépare pour le jour de son saint.  

Carrefour, rue Saint-Denis et Boulevards

Les protestants montrent par leur séparation qu'ils se croient seuls à être sauvés, donc supérieurs

Il y a aussi un raison pratique
pour la haine.

*    *    *

Suite,




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