Wednesday, June 29, 2016

V.1. ÉCONOMIES SIMILAIRES, CYCLES DE TRANSFORMATION AUSSI


L'AGRICULTURE NON MÉCANISÉE EST LA FONDATION DES SOCIÉTÉS DE L'AFRIQUE PRÉ-COLONIALES ET DE LA FRANCE PRÉ-INDUSTRIELLE 

Les très riches heures du duc de Berry, Juin / zoom

La croissance économique apporte des cycles de contestation entre chercheurs de gain et autorités qui ne les dominent plus. Les victoires des forces nouvelles conduisent à une expansion du commerce et de la production, et à une autorité plus forte qui les maîtrise.

  • Au Djimini, un conflit entre marchands musulmans et animistes agriculteurs se termine par une innovation économique transformatrice (l'acceptation d'une monnaie divisible) et une chefferie plus puissante pour endiguer d'autres changements. 
  • En France, les « guerres de religion » du XVIe siècle sont des luttes entre catholiques qui limitent la recherche du gain et protestants, capitalistes en herbe qui contestent ces limites. Elles se terminent par l'autorité plus musclée des Bourbons, qui laisse les protestants commercer à leur gré mais les domine.

Le massacre de la Saint-Barthélemy (détail) par François Dubois, vers 1580 / zoom  

Henry IV entre à Paris le 24 mars 1594 par Francois Gérard / zoom

Une croissance qu'une autorité affirmée maîtrise caractérisent les deux sociétés ; 

  • Au Djimini, le nouveau marché de Bokhola prospère, des marchands plus puissants arrivent et une classe de producteurs animistes paraît. Le chef de Bokhala les maîtrise. 
  • En France la production et le commerce s'étendent maiks la nouvelle dynastie des Bourbons les domine. Des monuments et un nouveau dessin urbain au long de la plus importante voie de commerce indiquent sa puissance. 

Le conflit renaît : 

  •  Au Djimini, animistes et petits commerçants résistent aux marchands à longue distance et aux producteurs à grande échelle émergeants. Un conquérant les remplace par une société basée sur le travail intensif d'esclaves qui fournit les nouveaux marchés.  

     Cavalier senoufo


  •  Les protestants français sont tolérés jusqu'au moment où ils menacent l'emprise catholique sur l'économie, quand Louis XIV les oblige à se convertir. Leurs conversions superficielles les obligent a accepter les barrières traditionnelles à la recherche du gain.

Le cycle prend fin au Djimini quand les conquérants colonialistes libèrent la force de travail captive, et en France quand les Révolutions de 1789-1795 et de 1830 permettent un capitalisme sans frein en effacent l'emprise des nobles.

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Ces pages ont proposé une autre vue
de l'histoire africaine. 
Maintenant elles font de même pour la France. 


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Suite,

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