NAMBOLOSSÉ, LE FILS DE GNAPON, TENTE DE MAITRISER LES MARCHANDS
Il est le héro sénoufo : « Il a obligé les marchands à nous respecter, il les a forcé de parler notre langue. Il pillait les caravanes et disait, 'Si je renonce au crime, comment manger ?' »
-- Serisio Coulibali, agriculteur
-- Dakar archives, 1878
Après sa mort les Sénoufos continuent ses attaques.
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« L'insécurité » est un leitmotif des européens, qui supposent que tout voyageur (c'est-à-dire commerçant) peut être attaqué. Ils ne distinguent pas entre ceux qui sont bien intégrés dans les sociétés locales et ceux qui les menacent. Au Djimini...
- Les petits commerçants dyula, comme le marchand de perles dont les prières ont aidé à fonder Bokhala, font tellement partie de la société sénoufo que leurs chefs sont ivres en publique :
« Biraima Ouattara n'est pas très ferme sur le trône du Djimini. Les marabouts nouvellement arrivés lui rapprochent amèrement d'être devenu « bambara » (païen). Il faut reconnaitre en effet que tous le membres de la famille royale sont des parfaits ivrognes. »
- « Les marabouts nouvellement arrivés » ont leur propre dirigeants, puisque Le pouvoir royal est tenu en échec par le chef du village Karamoko Bagui, appuyé de tous les musulmans.
--Journal de Braulot, Archives de Paris,1893.
Le carnet se termine avec l'explorateur écrivant en cercles. Il a du devenir fou. J'ai appris que ce document avait disparu des archives, donc cette note est tout ce qui en reste.
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Je n'ai pas pu apprendre plus sur Karamoko Bagui. L'imam de Darhala a dit qu'il ne savait rien, et ne me laissait pas demander aux aînés qui était présent. Pour la raison réelle de ce silence, continuez.
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Les Dyula n'utilisent pas l'Islam pour défier l'ordre traditionnel et les Senoufos ne les attaquent pas. Ils n'agressent que les caravanes avec des ânes, élevés au nord.*
--Archives de Dakar, 1891, confirmé par mes interlocuteurs
*Parce qu'ils ne résistent pas aux morsures mortelles des mouches tsetse.
Donc :
- « Nous laissions les petits dyulas tranquilles, mais les Soninke étaient comme des poissons. Nous ne savions pas d'où il venaient ou où ils allaient, et nous les attrapions comme des poissons. »
-- Bafétigui Coulibali, imam de Dabakalakoro
- « Nous » : l'imam de ce village sénoufo islamisé s'identifie avec les animistes.
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Pendant quinze ans après la mort de Nambolosse des razzieurs dévastent les territoires à l'est et à l'ouest, mais épargnent le Djimini.
La résistance sénoufo est efficace.
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Suite,


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