VERS 1870, DES MARCHANDS DU NORD ARRIVENT
Ils sont infiniment plus déstabilisants que les dioula, qui dans l'ensemble s'intègrent à la société sénoufo.
L'image fait penser aux aînés de Darhala.
Des musulmans du Moyen Niger et de Nigéria du Nord envahissent le sud animiste.
- Années 1820 : Des peuls du nord du Nigeria chevauchent vers le sud, avec tenues et drapeaux blancs, criant « Allahu Akhbar ! » et s'attendant au paradis s'ils meurent au combat. À la capitale d'Oyo ils incitent les esclaves musulmans à tuer leurs maîtres animistes et à se joindre à eux.
-- Clapperton,
Records of a Second Expedition to the Interior of Africa, 1825-27, ed. Paul Lovejoy, pp 203-4.
- Années 1850 : Des peuls et des kanuri du Bornou se déplacent vers le sud, saisissant ou tuant les populations ou exigeant du tribut.
-- Barth, II, 93
- Années 1870 : Amadou Tall de Ségou « ...semble se désintéresser de plus en plus de ses possessions du Kaarta, du Fadougou et du Bélédougou [au Sénégal et au Mali] en révolte continuelle [...] pour tourner ses efforts vers les pays du sud. »
-- Archives de Dakar, Galliéni au Gouverneur du Sénégal, 2 septembre 1880, IG 50/24: 5
- Années 1890 : Des gens du nord atteignent la côte.
-- Archives de Dakar, 1894
Pour le Djimini, des documents d'archives disent que le commerçant Hausa « Mori » s'est établit dans le centre de textile Marabadiassa ainsi que « Karamoko Bassiri » à Bouake, plus a l'ouest. L'imam de Darhala a dit que son père, un commerçant en textiles de Bamako, est arrivé à la même époque.
* *
Ils colonisent et asservissent.
- La langue indigène disparaît :
-- Rapport de Crozat, Archives de Dakar IG 145/5, 1888
- Les populations doivent payer un tribut :
Au nord du Djimini, « Ils [les autochtones] doivent [aux gens du nord] leur travail et le produit de leurs champs et sont, à proprement parler, des captifs, sauf qu'ils ne sont pas vendus. »
-- Ibid, 1888
- Au Djimini :
« Ils tentaient de voler nos récoltes ».
-- Serisio Coulibali, agriculteur sénoufo
* *
Quand avec une innocence consciente
j'ai posé une question sur l'esclavage,
ils ont dit qu'il n'y en avait pas,
et qu'ils devaient retourner à leurs champs.
* * *

No comments:
Post a Comment