LÀ AUSSI LA VIOLENCE DÉTRUIT UNE PARTIE DU SURPLUS PAYSAN ET RENFORCEN L'HIÉRARCHIE
La chasse, réservée au nobles, limite la production commerciale en écrasant une partie des récoltes...
Le grand plaisir du comte Geoffroi est la chasse. En poursuivant le gibier, il saccage les récoltes des paysans.
...et la guerre, qu'ils dominent, dispersent leurs propres ressources en chevaux et spectacle. Ensuite ils festoient ensemble et se marient.
-- Manuel scolaire des années 1950
La grande occupation de Geoffrey, Comte d'Anjou, est la guerre. Il se bat souvent avec des seigneurs voisins.
Cette violence contrôlée encourage la permanence.
# # #
Comme en Afrique des foules entravent le mouvement de l'armée en soulignant le roi :
- Ici des bourgeois prospères sont présents et le personnage en noir est une femme :
Tapisserie (détail), musée de ka Renaissance / Claude Abron
- Des civiles n'accompagnent pas les campaigns, qui ne sont pas des razzias sans dangers pour les attaqueurs mais des combats réels. Mais la cour entoure Louis XIV quand il visite des villes conquises (en 1667 et 1672).
L'Entrée royale de Louis XIV et de Marie-Thérèse à Arras en 1667 par Adam van der Meulen, vers 1685 / zoom
Remarquez la population et les chevaux blancs du roi et de la reine.
- L'organisation des cortèges souligne l'hiérarchie comme en Afrique — la dépense en plus, que les brèves descriptions pour l'Afrique ne mentionnent pas mais que le spectacle des déplacements indiquent implicitement :
Le roi, qui fit ses voyages de guerre à cheval, fit celui-ci, pour la première fois, en carrosse [...]. La reine, Madame, sa belle-soeur, la marquise de Montespan, étaient dans cet équipage superbe, suivi de bcp d'autres ; [...] le dauphin arriva ensuite avec sa cour, Mademoiselle avec la sienne [...]. On faisait porter dans les villes où l'on couchait les plus beaux meubles de la couronne.
On trouvait dans chaque ville un bas masqué ou paré, ou des feux d'artifice. Toute la maison de guerre accompagnait le roi et toute la maison de service précédait ou suivait. Les table étaient tenues comme à Saint-Germain. La cour visita dans cette pompe toutes les villes conquises. Les principales dames de Bruxelles, de Gand, venaient voir cette magnificence ; le roi les invitaient à sa table ; il leur faisait des présents pleins de galanterie. Tous les officiers des troupes en garnison recevaient des gratifications. Il en couta plusieurs fois quinze cent louis d'or par jour en libéralités.
-- Le Siècle de Louis XIV par Voltaire, ed. 2015, p. 436.
- Quand Louise de la Vallière, la favorite que la roi abandonne, le rejoint bien que pas invitée et se lance vers lui à cheval, il lui crie furieusement, « Quoi ! Vous précédez la reine ! »
# # #
Les combats s'arrêtent les jours saints, un jour sur trois (pour les Ashanti, deux jours sur trois). Attaquer Paris un jour saint est une des raisons pour condamner Jeanne d'Arc.
Les chevaux ont le même usage qu'en Afrique. Ils ajoutent au spectacle, permettent des exploits, laissent les nobles survoler les roturiers, qui sont beaucoup plus souvent blessés ou tués :
![]() |
|
Là aussi ils servent à la fuite et là aussi, pour la victoire les cavaliers se battent à pied (comme les Galla et les Mossi).
-- Ainsi des chevaliers anglais du XIIe siècle vainquent leurs adversaires stupéfiés :
The Pillars of the Earth, roman historique par Ken Follett, 1989
Comme les danses martiales en Afrique
les chroniques, les récits et les arts
glorifient une violence qui
— sauf pour les guerres fanatiques du XVIe siècle —
glorifient une violence qui
— sauf pour les guerres fanatiques du XVIe siècle —
était (informellement) muselée en pratique.







No comments:
Post a Comment