QUAND EN 1894-1894 LES FRANÇAIS LE REPOUSSENT D'UN PREMIER EMPIRE, IL ÉTABLIT UN AUTRE AU DJIMINI
Adapté de African History Extra, "The Empire of Samori Ture on the Eve of Colonisation" par Isaac Samuel / zoom
L'adoption des cauris ouvre le commerce à tous et une classe nouvelle émerge : les « Sonnanguis », dont les esclaves produisent des graines pour les marchés :
Ce sont « des autochtones, qui ont adopté la langue, la coutume, les mœurs et les aspects extérieurs des Dyula tout en conservant le tatouage des Sénoufo [...].
Ils n'ont ni l'élévation d'idées, ni l'instruction des Dyulas mais qui, ayant ouvert leurs bras et leur pays à Samori, ont profité de l'amitié du vainqueur pour exploiter les Sénoufos, vis-à-vis desquels ils affichent une morgue et un despotisme qu'ignoraient les vrais Dioulas. »
-- Rapport de Delafosse, Archives d'Abidjan X-35-35, 1904, 4.
Maintenant indistingables des autres Sénoufo, on se souvient d'eux pour un islam « curieux » qui les rapproche des conquérants et les séparent de leurs esclaves animistes.
* *
Leur appui pour Samori est rappelé par un traître, Pélégayan, qui « voulait être roi mais n'en avait pas le droit ».
Il produisait du millet pour le nouveau marché Foumbolo, sur la route du conquérant.
Les forces du Djimini arrêtent Samori près de Foumbolo. Pelegayan se lève la nuit, va trouver Samori et dit,
« -- Il ne faut pas te décourager, tu vas gagner cette bataille.
-- Par quel moyen ?
-- Oh, ne t'en fais pas, je suis un enfant de ce pays, je vais te montrer, je connais tous ses secrets.
-- Non, tu me dis de ne pas me décourager, mais cela fait trois mois que je suis là, je n'arrive pas à faire quelque chose.
-- Oh, ne t'en fais pas, je suis un enfant du pays, je connais les secrets, tu arriveras à bout.
Il fait savoir à Samori les secrets.
-- Par quel moyen ?
-- Oh, ne t'en fais pas, je suis un enfant de ce pays, je vais te montrer, je connais tous ses secrets.
-- Non, tu me dis de ne pas me décourager, mais cela fait trois mois que je suis là, je n'arrive pas à faire quelque chose.
-- Oh, ne t'en fais pas, je suis un enfant du pays, je connais les secrets, tu arriveras à bout.
Il fait savoir à Samori les secrets.
Il dit aussi à ses guerriers de ne pas mettre de balles dans leurs fusils »
-- Serisio Coulibali, agriculteur
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Des producteurs tels les Sonnangui ont du soutenir les razzieurs dans toute la savane.
Ils apparaissent, à ma connaissance,
que dans les traditions orales.
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